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Bienvenue aux rattrapages

lundi, juin 05, 2017Hadrien Lagrange


La période des partiels est passée et pour certains le glas des rattrapages a déjà sonné ! A priori, si vous en êtes réduit à ça, vous êtes passé par compensation ou êtes juste mauvais. L’organisation, le sérieux et le travail ne sont visiblement pas votre point fort. Malgés tout, vous n’êtes pas prêt et vous commencez à paniquer, voyant l’échéance approcher de jour en jour. Heureusement, la team Common Wave a l’expérience de l’échec et s’est habituée à bosser à l’arrache pour tout finir en dernière minute… 

 



Conseils de la Vague


Il faut agir stra-té-gi-que-ment. Les jours sont comptés avant chaque épreuve, tu vas donc devoir te renseigner sur les dates de chaque examen. L’idée est de graduer tes révisions selon le temps qu’il te reste. Une fois que les priorités temporelles sont définies, tu vas devoir les trier par importance : d’abord les matières où tu as le plus de points à rattraper, puis les matières où tu as le plus gros coefficient. 

Pourquoi ?

A priori, si tu pars de 4 dans une matière, tu as plus de chance de gagner des points que si tu pars de 9. La philosophie est « je ne peux pas faire pire ». Ensuite, les plus gros coef ont l’intérêt de plus rapporter à chaque point gagné. Évidemment, c’est un principe à tempérer selon la facilité de la matière : si tu sais que tu ne peux pas avoir une bonne note, ne t’accroche pas inutilement.

Vu le temps qu’il te reste, tu n’as pas le temps de retenir tout ton cours. Il va falloir compter sur le sacro-saint principe de Paretto : 20 % des causes sont à l’origine de 80 % des conséquence. Qu’est-ce à dire ? En général ce conseil est donné sous la forme « cherche les annales des cinq dernières années pour voir quel sujet revient le plus souvent et révise-le en priorité ». Je pense que tu vois déjà la limite du conseil : en admettant que, comme moi, ton but est de valider sans chercher à briller, tu risque gros dans la mesure où tu ne seras assuré que sur un sujet et probablement sur aucun autre. Le mieux est donc d’appliquer le principe de Paretto autrement : apprendre 20 % du cours. 
 
Quand je dis 20 %, ça ne veut pas dire les vingt premiers pourcent, ni les vingt derniers, ni quoi que ce soit de ce genre. Non, l’idée est d’apprendre tes cours par couches. 20 % ça équivaut aux titres, au plan du cours et aux info principales.

Okay, mais dans la pratique ça donne quoi ?

On va faire des fiches, l’ami. Prépare un nombre de feuilles équivalent au cinquième du nombre de pages de ton cours (on a dit 20 % après tout). Nous viserons donc 20 pages pour un petit cours de 100 pages et 40 pages de fiches pour un gros cours de 200 pages. Le mécanisme est tout bête : suis le plan du cours, marque tes titres et note l’idée majeure de chaque paragraphe du cours (paragraphe, petit a, grand 1, selon ce qu’est la division la plus petite à chaque fois). 

Mais ça marche vraiment ?

Je vais être honnête : aucune méthode n’est sûre à 100 %, chacun a sa manière d’apprendre. Mais en procédant comme ça et en ne prenant pas les fiches d’un autre tu vas être obligé de lire l’intégralité de ton cours pour le ficher. Le fait de t’obliger à synthétiser chaque paragraphe te permettra de ne pas décrocher (parce que tu vas devoir réfléchir, et tout… bref, casser les habitudes). En relisant tes fiches tu devrais te rappeler des grandes idées de ton cours grâce aux idées clefs que tu auras retenues. 

Comme tu l’as compris, cette méthode consiste vraiment à sauver les meubles en n’allant pas à l’épreuve sans connaître un minimum son cours. C’est un avantage certain lorsque tu as un oral puisque le plus dur dans ce cas de figure est d’assumer de ne rien savoir : si le prof voit que tu sais de quoi tu parles mais que tu n’est pas assuré, tu pourras toujours faire passer ça pour du stress. 

La dernière chose à préciser est la gestion du temps : ne fiche qu’un cours à la fois pour ne pas créer des interférences. Fiche entre trente et cinquante pages par jours et suit l’ordre déterminé plus haut par la difficulté et l’importance des matières.


L’avis de René


Je suis sûr que tu as lu les conseils ci-dessus non pas comme une révélation mais à grands coups e « mais oui… c’est ça… je le savais ». 

Hypocrite.

La vérité c’est que d’instinct tu sais comment réussir, tu as juste la flemme. Voilà comment ça va se passer…

Le jour de la révélation, tu vas donner un bon coup de collier, tu vas trimer et apprendre 50 pages en deux heures ! Le lendemain, satisfait, tu vas te reposer. Le surlendemain, bien content de l’efficacité de ton repos, tu vas remettre ça. C’est seulement à la fin de la semaine que tu vas te souvenir de pourquoi tu bossais et, pour arrêter de culpabiliser, tu vas lire cinq ou six pages de ton cours. A ce rythme, trois jours avant le début des épreuves tu auras réalisé que tu n’as appris (pour ne pas dire « lu sans conviction ») que l’équivalent d’une matière sur les six ou sept que tu as à passer. 

Alors, plutôt que de fondre en larme, tu vas décider d’aller noyer ta détresse dans l’alcool avec tes amis qui ne valent pas mieux que toi en matière de réussite scolaire. Vous allez finir pas faire tourner des fiches dont vous lirez à peine le tiers avant d’aller à l’épreuve. Pour vous rassurer vous vous persuaderez que vous ne pouvez que tomber sur ce que vous avez retenu (notamment parce que vous n’avez aucune idée du contenu du reste du cours puisque vous ne savez pas ce qu’est un amphi) et entrerez en salle d’exam la fleur au fusil. 

Une fois l’épreuve passée, vous commettrez (encore) l’erreur de poser la fameuse question « alors ? Comment ça s’est passé ? ». Si vous ne le faites pas, un autre le fera. Et vous aurez ce pote qui prétend être le premier des branleurs qui va vous demander ce que vous avez écrit juste pour avoir le privilège de vous donner sa solution afin que vous vous rendiez bien compte qu’il a raison, qu’il a un talent inné (sans blague, y en a qui pensent ça), que vous êtes mauvais. Puis avec les autres vous allez relire le cours pour voir à quel point vous vous êtes plantés et de nouveau vous irez boire, satisfaits de votre échec. 

Allez les gars, plus le temps de niaiser, même moi je bosse.

« Tu penses donc tu suis » - René

 

 

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