Les animaux fantastiques

mercredi, novembre 23, 2016Valentin de la noue









Cinq ans déjà que la dernière adaptation cinématographique d’un livre de JK Rowling était sortie au cinéma. Cinq ans que le monde des moldus attendait d’être à nouveau ébloui par la magie de ce monde féérique et dangereux. Verdict ?
           
            Harry Potter fut pour beaucoup de personnes de ma génération, moi le premier, le premier pas dans la lecture personnelle. De la féérie d’un monde à l’apprentissage de l’injustice, JK Rowling fait passer de nombreuses leçons dans sa série, et multiplie les problèmes philosophiques au sein de sa saga. De la différence entre magie et technique à la question du mal en passant par la notion d’amitié et de temps, l’interrogation est omniprésente.
           
            Dans ce nouvel opus, qui s’inspire du manuel Les animaux fantastiques écrit par Rowling en 2001, dépasse néanmoins le cadre de ce simple manuel puisqu’il s’agit de la vie de l’auteur fictif de ce livre : Norbert Dragonneau. On se retrouve alors dans l’Amérique des années 1920, qui est en pleine innovation technique avec ce personnage qui y vient pour des raisons mystérieuses, mais en lien avec des espèces animales magiques rares, et à première vue dangereuses.

            La magie s’opère dès le début de ce film : dans un monde parfaitement manié par David Yates, le film propose un niveau esthétique d’une rare exigence pour un film dit « grand public ». On retrouve la féérie du monde potterien : des astuces comme la valise avec un mode « moldu » aux créatures extraordinaires (qui semblent être un hommage évident à Hagrid, le garde-chasse de Poudlard), JK Rowling semble encore avoir de nombreuses espèces à nous faire découvrir. Tout féru de Harry Potter en est ravi : comment ne pas enrager quand on sait qu’elle a près de dix mille pages sur l’univers magique des sorciers ? Elle nous en livre ici quelques bribes, brillantes et passionnantes.

            L’histoire peut paraître peu fournie mais le rythme du film semble s’accorder avec la culture des années 1920 : un rythme plus lent, qui permet de développer davantage le descriptif du film. De plus, David Yates doit compter sur le plan de trilogie prévu par Warner Bros pour prendre son temps, plus que dans les autres films où il s’agissait véritablement d’adaptations littéraires, qui lui donnaient beaucoup moins de liberté.

            Tout amoureux de l’Univers du sorcier le plus célèbre de la fin du XXème siècle se doit d’aller son quota de magie en salle de cinéma, pour oublier, pendant un peu plus de deux heures, que sa lettre n’est pas arrivée à cause d’un maudit hibou nommé Errol.



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