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La carica-tue

jeudi, janvier 08, 2015Benjamin Rougé-Thomas

Nous sommes Charlie


Noir Désir le disait dans son morceau A l'envers, à l'endroit : "il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plomb dans l'aile", aujourd'hui cette phrase prend tout son sens.

Car cela ne vous a sûrement pas échappé, mais ce mercredi 7 janvier 2015 le journal Charlie Hebdo a subi un attentat très meurtrier. Cependant, l'heure n'est pas pour Common Wave de venir commenter les revendications d'une idéologie terroriste en marge de toute forme de religion quelle qu'elle soit.
Média dès ses premières heures, votre radio (presque préférée) publie un billet aujourd'hui en soutien au journal meurtri.
Aujourd'hui le constat est que, l'attaque armée perpétrée chez Charlie Hebdo, est une atteinte à nos chères libertés d'expression et de presse.





Chers lecteurs, chers auditeurs et chers amis,

Aujourd'hui, dans le pays des droits de l'homme, douze personnes ont été tuées pour avoir joui de leur liberté d'expression.
Cette liberté ardemment défendue et pleinement utilisée par Charlie Hebdo s'est vue muselée par les armes. Définie par le droit qu'a chaque individu de pouvoir exprimer ses opinions par tous les moyens qu'il juge opportun, la liberté d'expression est devenue celle de l'oppression.
Aujourd'hui, nous avons fait un bond de 200 ans en arrière. Nous sommes retournés en 1789, période où l'on subissait la censure d'un souverain absolu et où l'on mourrait pour la liberté.
Hier, c'est un coup de fusil à pompe funèbre qui a blessé notre liberté certes, mais pas tué.
Si maintenant à la question "Où est Charlie ?" certains répondent "Charlie est mort", ces derniers se trompent. En effet, ce 7 janvier 2015 un journal s'est transformé en nation. Par la devise, "Je suis Charlie" chaque homme, chaque femme, chaque individu devient porteur et représentant d'une liberté, de sa liberté.
Charlie est maintenant un concept. Avez-vous déjà essayé de tuer un concept, une idée ? Si le corps meurt, l'âme demeure.
L'heure est donc à l'espoir, à la solidarité et à la fraternité. Battons nous pour entretenir nos libertés, comme nous nous sommes battus pour les obtenir. C'est un combat sempiternel qui se doit de le rester. Nous ne plierons pas sous le poids de l'intimidation, nous resterons libres.

Car Charlie est devenu l'hydre de la France, ce ne sont pas 12 âmes en colère mais 66 millions de personnes, de citoyens prêts à combattre les ennemis de nos libertés fondamentales. Et c'est aussi à nous médias de véhiculer cette force et d'exercer pleinement les libertés qui nous sont offertes. Et Common Wave se portera garant de ce droit d'expression, transformé en devoir d'expression.

Aujourd'hui en France, Charlie saigne et les mots filent.



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