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Common Wave au salon du vin et des vignerons indépendants

lundi, décembre 01, 2014Benjamin Rougé-Thomas

Ce vendredi 28 novembre, une partie de l'équipe Common Wave a vu du pays au salon du vin et des vignerons indépendants qui se tenait au parc des expositions Porte de Versailles. Petit compte rendu de ce reportage de terrain à la découverte des traditions viticoles de nos régions.




Le salon des vignerons indépendants, comme son nom l'indique, permet à des vignerons (indépendants) de faire découvrir au grand public le fruit de leur production. Nous sommes donc allés à la rencontre de certains d'entre eux afin d'en apprendre un peu plus sur la dégustation du vin et l'intérêt pour eux de participer à ce salon.


Pourquoi participer au salon ?


Voilà la première question posée aux exposants rencontrés. Si le salon représente une faible partie de leur chiffre d'affaire annuel (moins de 10%) pour la majorité, il présente un intérêt particulier en ce qu'il permet aux "indépendants" d'aller à la rencontre de particuliers et professionnels afin de leur faire découvrir le produit de leurs vignes.


C'est en réalité un moyen pour eux de faire découvrir à la fois leur domaine, leur appellation et leur région, mais aussi de permettre à une clientèle, ne pouvant se déplacer dans le domaine en question, d'acheter son vin préféré. Cependant, pour certains habitués du salon, ce dernier représente les plus grosses ventes de l'année.

C'est le cas du Chateau Valguy produisant du Sauternes et du Graves, qui est exposant depuis 10 ans et qui ne réalise pas d'exportation favorisant ainsi la vente en France et qu'en France. Le salon représente donc une recherche de clients sans cesse. Pour faire court, si vous venez uniquement pour déguster, passez votre chemin.

Que savoir sur le vin que l'on boit ?

C'est ce que nous a appris le premier exposant interrogé, à savoir le Chateau de Valmer, qui produit du vin blanc sec, demi-sec, moelleux, pétillant et rosé pétillant (oui vous avez le choix). Le domaine  situé dans le Vouvray et médaillé d'or pour son moelleux, est maintenant exposant depuis 4-5 ans.

À la question "comment reconnaître un bon vin ?", le représentant du domaine nous a dit que tout est une question de goût, qu'il faut repérer les cépages que l'on aime et se fier au goût du vin sans trop se compliquer la vie. Comme quoi la Villageoise peut être du bon vin pour certains, et un vin à 35e en grande surface n'est pas un bon vin pour tout le monde.

Un bon vin est donc une affaire de saveurs et d'appréhension personnelle de l'alcool.
On a donc essayé de savoir comment reconnaître les saveurs qu'on recherche dans un vin alors qu'on ne connaît rien sur celui-ci.
Cette recherche se fait en trois phases lorsque le vin est dans votre verre : regarder, sentir et gouter.
Les deux premières phases en disent le plus sur le vin.

En effet, lorsque l'on fait tourner lentement du vin dans un verre, un liquide transparent coule sur les parois du verre (les "larmes"). Ce phénomène est une indication sur l'alcool et le sucre présents dans le vin. Sur cette première phase on peut donc avoir un apriori sur le goût qu'aura le vin, s'il sera sucré ou non et s'il sera fort en alcool ou non.


La deuxième phase olfactive consiste à faire tourner le vin plus rapidement dans son verre afin de l'oxygéner. Cette phase permet de découvrir les arômes présents dans le vin, affinant ainsi la perception du goût que ce dernier aura. Une fois le verre vidé, on peut aussi ressentir son verre ce qui permet de donner des indications sur comment le vin vieillira. Si ce dernier sent le vinaigre, cela ne sert à rien de le conserver 15 ans chez mamie pour le ressortir à un diner mondain plus tard. Par contre s'il sent le miel, la confiture... n'hésitez pas à le garder bien précieusement pour le ressortir plus tard quand vous inviterez votre patron à diner. Un vin est un savant mélange entre sucre, alcool et acidité, plus le mélange est équilibré mieux le vin vieillira.

Par la phase gustative vous percevrez ce que votre nez n'a pas "dit" lors de la phase olfactive. Ainsi, vous pourrez déceler la rondeur du vin, l'équilibre entre alcool, sucre et acidité et confirmer si les arômes sont bien présents.

Cependant, un bon vin qui se conserve bien peut être repéré par rapport à son année. Ainsi, suite aux conseils avisés des professionnels on vous conseille de courir acheter des vins de 2005 qui est considérée comme l'une des meilleures années du dernier siècle pour tous les vins (rien que ça).

Common Wave option Noël



Décembre est arrivé et qui dit décembre, dit gros pull en laine et Noël. C'est donc la période où on consomme dinde aux marrons, bûches, chocolat chaud et donc l'inévitable foie gras. Et quoi de mieux pour accompagner le traditionnel foie gras de Noël qu'un vin blanc sucré ?
Le hasard faisant bien les choses, notre équipe d'envoyés très spéciaux est allé interviewer des producteurs de Monbazillac, de Sauternes et un moelleux de l'appellation Jurançon afin de connaitre les secrets de fabrication et les particularités des vins que tout le monde s'arrache pour les fêtes de fin d'année.

Le premier des trois, le Domaine Monbouché, est producteur de Bergerac et de Monbazillac. La particularité de ce vin est qu'il n'est plus considéré comme un vin blanc moelleux, mais plutôt comme un vin liquoreux dû à son goût plus sucré que les autres.

Comme tous les vins, le Monbazillac est un vin issu de la fermentation du raisin. Cependant lors des vendanges la récolte du raisin se fait différemment. Cette récolte est faite manuellement et en plusieurs tris. En effet, le raisin doit être récolté lorsqu'il est à l'état dit de "pourriture noble". Les autres grappes n'ayant pas atteint la maturité recherchée sont laissées sur les vignes et seront ramassées lors d'un prochain tri. La "pourriture noble" concentre le jus du raisin ce qui amène le raisin quasiment à un état de raisin sec. La concentration de jus est importante dans le processus de vinification. En effet, une concentration plus importante offre des vins plus haut de gamme alors qu'une concentration moins élevée offre des vins d'entrée de gamme car le vigneron possèdera plus de jus.

Avec le reste de l'équipe nous avons cherché à savoir quelles étaient les différences entre les vins liquoreux "stars" de Noël. Ainsi, nous avons demandé à un producteur de Sauternes quelles étaient les différences entre son vin et le Monbazillac et autres liquoreux.

Nous sommes alors allés à la rencontre du Chateau Clos Haut-Peyraguey, producteur de Sauternes, Premier Grand Cru classé en 1855 .
Si la différence est d'abord régionale (le Sauternes venant de la région de Bordeaux alors que le Monbazillac vient du Sud-Ouest), elle est aussi au niveau des prix.
Pourquoi cette différence donc ?
Si le Sauternes est aussi un vin issu de raisin à l'état de "pourriture noble", c'est un produit rare qui concerne de petites productions très spécifiques et qui compte parmi ses rangs de grands crus classés par rapport à ses homologues du Sud-Ouest ce qui explique en partie le prix des bouteilles. De plus, les vendanges commencent très tôt (mi-septembre) et s'étendent sur une période d'un mois et demi.
Mais la différence ne s'arrête pas là. Le Sauternes est un vin plus complexe, plus exigeant et parfait en accompagnement de foies gras ou fromages bleus.

Le dernier des vins de notre "selection de Noël" est un vin moins connu pour les fêtes de fin d'année. Vous le comprenez il s'agit du Jurançon.
Le vin gouté par notre équipe de reporters est celui du Domaine Castéra situé dans le Sud-Ouest.
S'il revêt un aspect très sucré aussi, le raisin ne passe cependant pas par l'état "pourriture noble". Ce vin est issu d'un cépage appelé "Manseng" qui se divise en deux catégories (comme dans le Bon, la Brute et le Truand) qui sont le Gros manseng et donc le Petit manseng. Les producteurs de Jurançon mélangent les deux cépages afin d'obtenir un vin meilleur, plus doux, plus sucré.
Le Petit manseng est considéré comme un gage de qualité. Ainsi, un vin principalement composé d'un cépage de Petit manseng sera dit de meilleure qualité. Le meilleur accompagnateur de vos foies gras et autre gueuleton de Noël sera un Jurançon constitué principalement de Petit manseng (80% et 100%).

En bref pour savoir quel vin choisir à Noël, je dirai que si vous recherchez l'excellence optez pour le Sauternes mais il faudra débourser pas mal d'euros. Sinon le Monbazillac reste une valeur sûre en toutes circonstances. Enfin, pour la bonne surprise de Noël sélectionnez le Jurançon constitué à 100% d'un cépage de Petit manseng.

Bien évidemment l'alcool est à consommer avec modération et surtout conduisez prudemment !

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